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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 16:01

Mélodie,Marielle,Bernardo,Vanessa, Emma

je refais faire le parcours d'aveugle à ceux qui ne l'avaient pas fait la dernière fois : Mélodie et Bernardo. on remarque la concentration de chacun dans les deux premiers trajets et la difficulté dans le 3° parcours de laisser aller le texte dans les surprises qui guettent celui qui cherche son chemin. 

j'installe deux chaises identiques à distance l'une de l'autre : l'une est le lieu de la naissance, l'autre celle de la mort. Entre ces deux points un chemin de vie. Parcourir en silence cette distance en laissant les mémoires et l'imaginaire surgir. exercice en groupe. puis chacun vient s'asseoir sur une des deux chaises celle de la naissance ou celle de la mort et raconte une histoire à partir de ce qu'il a vécu dans ce parcours. ce sont les mots qui amènent le monde du conte, la trame s'est inscrite inconsciemment pendant le parcours, elle va d'elle même resurgir dans les mots. un début et une fin, deux gouffres entre lesquels l'homme s'agite. mais ces deux rendez vous qui font que nous sommes humains, ces gouffres, énigmes absolus, sont la source même de la présence, de l'essence du jeu. c'est l'escalier chute vertigineuse d'Alice au pays des ....

 

Mélodie et son texte sur une ancienne de la fraction armée rouge et son incarcération qui tourne au viol, à l'assassinat. c'est un témoignage bouleversant. aujourd'hui 30 ans après elle est toujours détenue. le texte veut rétablir une "vérité" sur ce qui s'est réellement passé puisque la version officielle parle de tentative de suicide. La posture que Mélodie avait trouvée dans l'exercice précédent sur la chaise de la mort le corps tendu et allongé, les bras croisés derrière la nuque sert de point de départ calme douceur : ce que justement le personnage n'a jamais pu toucher. tout ce qui est dit doit être très concret, venir témoigner devant une cour permet d'apprécier la justesse des propos. sur des personnages aussi victimes (après avoir été bourreaux à leur façon), l'acteur ne peut pas passer à coté d'une épreuve émotionnelle. la distance se créée quand les fondations sont bien solides, quand l'horreur a sa place au plus profond de soi-même.IMG_1183.JPGanniversaire.jpgVanessa et son conte du chasseur métamorphosé : elle veut commencer par la fin mais ne doit pas oublier que personne en principe ne connaît l'histoire, ce qui demande de raconter tout à fait différemment et de justifier le fait de raconter à l'envers. je lui suggère de le raconter "à la Coluche" c'est l'histoire d'un mec, avec l'accent Belge et en limitant le temps de parole à 3mn. ce qui permet de concentrer le récit de passer d'événements majeurs en événements majeurs et de ne pas se prendre au sérieux c'est profond mais pas sérieux c'est une bonne blague sur la vie.

lundi prochain une séance sur identité Benoit revient il me l'a confirmé, Dominique c'est son dernier cours. on fait une traversée de l'ensemble de la pièce avec tout le monde. nous serons 7. 

Par dormoy
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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 11:37

IMG_1142-copie-1.JPGDominique, Emma, Bernardo, Marielle. pour Information IMG_1155.JPGIMG_1147.JPGIdentité de Gérard Watkins a été sélectionné pour le grand prix de littérature dramatique. ils sont 5 et la remise des prix est ce jeudi. 

exercice en début de séance : choisir une place dans l'espace qui représente votre lieu d'habitation, faire à partir de ce lieu le parcours dans l'espace qui vous conduit jusqu'à Confluences dans cette salle de répétition. c'est un trajet miniature de ce que vous venez de faire ce matin pour arriver jusqu'ici. le but c'est d'éveiller l'imaginaire sur ce parcours sensations bruits pensées. une fois arrivée à destination refaire le trajet en sens inverse. puis changer les rythmes du parcours s'arrêter, observer, ce que vous ne faites pas forcément dans la vie quotidienne. tout le monde (4 personnes) le fait ensemble, il y a donc des croisements des rencontres qui peuvent influer sur l'état. puis placer son texte dans ce parcours l'état les sensations doivent conduire le texte ailleurs. on prend conscience de sa liberté à accepter d'autres chemins d'apprentissage, l'acteur est modelable tout en étant autonome. il observe cette pâte qu'il pétrit sans cesse. 

le duo Marielle Emma qui sera présenté dans un petit restaurant à paris ce dimanche : être dynamique dans la parole, le démarrage des deux avec ce regard venu d'ailleurs est très important, il nous prend dans un espace qui n'est pas anodin. plaisir, précision, et le pourquoi de ce conte qui doit vous faire avancer. 

identité : reprendre le parcours tel qu'il avait été défini, comment retrouver les mécanismes de déclenchement d'un déplacement, d'un regard, d'une réplique (répliquer)?  les silences pas tous de la même valeur, il y a quelque chose qui n'est pas technique et qui produit ce résultat, un espace qui est un espace de vide, de réflexion, de perte, très intime.

Dominique ne sera la que le 14 juin suite à un heureux événement !!  le 14 on pourrait essayer de filer, même texte en main, toutes les scènes d'identité, avec si Mélodie est revenue : les scènes de 1 à 3 Mélodie Benoit puis Dominique, scène 4 Marielle Dominique

scène 5 Emma Dominique scène 6 Vanessa Bernardo 

dommage que l'apprentissage du texte soit venu tardivement. il y avait matière à représenter cette pièce dans son intégralité.

on peut réfléchir à une suite ....

Par dormoy
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 17:24

Marielle, Dominique, Emmanuelle, Vanessa.

Exercice de parcours en aveugle : je place deux chaises dans l'espace et je dresse un parcours qui devra être reproduit exactement. les yeux ouverts, puis les yeux fermés en silence, puis les yeux fermés avec le texte. le but est de capter des sensations et de mettre le texte au service de ces sensations. la perte, l'abandon de tout repère, le fait de chercher, sont de nouveaux outils. le texte est conduit sur ce chemin. il faut essayer de ne pas trop se servir de ses mains pour chercher son chemin ou d'en être conscient et de l'utiliser sciemment. je peux mettre certains pièges, qui modifie le parcours.

Le duo marielle emma : c'est un mécanisme d'horlogerie qui doit en même faire croire que tout est improvisé. "ce bordel" doit être très organisé. la parole donnée et vivante, le conte bien tenu par étapes, on le perd au milieu.

Identité : la scène 4 avec Marielle et Dominique et les scènes 5 et 6 sont mise en lecture avec Emma et Vanessa dans le rôle de la femme. le changement d'interprète est un glissement. Dès que Benoit revient on essaie de défiler la pièce, texte su ou texte en main. 

Par dormoy
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /Mai /2010 17:30

Dominique, Marielle, Bernardo, Emmanuelle, Vanessa. 

à partir du duo Marielle Emmanuelle sur le conte de Daniil Harms, comment Bernardo, avec sa lettre au père, peut se servir de l'objet "père" du conte c'est à dire le blaireau pour amorcer sa parole. disproportion entre le blaireau et Bernardo debout, puis quand il s'assoit, les coudes sur la table, à regarder l'objet, puis quand il recule, en glissant sur sa chaise, jusque loin derrière.

Ainsi pour les textes de chacun, il y a des portes d'entrée multiples : dans les textes des autres, dans le dispositif scénique des autres, et de la même façon, dans sa vie quotidienne, tout peut être au service du texte pour le nourrir, l'illustrer, le contredire etc... 

Vanessa et le conte initiatique : belle présence, les zones un peu obscures pour elles, le sont pour nous aussi. chercher et transmettre le secret du contenu pourquoi "elle" dit ce conte, elle le dit pour nous le transmettre, il y a donc quelque chose qui la fait parler ce quelque chose est l'esprit du conte qui est fait de tous ceux qui l'ont transmis jusqu'à elle. le mystère de cette biche tuée qui est devenue un lieu sacré, quand on passe au dessus de ce corps qui n'a pas "bougé",  il y a transformation, mutation, le monde s'inverse.

identité : marielle et dominique. l'espace les corps sont tenus ce n'est pas naturaliste. comme pour le conte : que chaque acteur sache ce qu'il a à dire avec ce texte, ce personnage, puisqu'en parlant il transmet quelque chose d'un secret à plusieurs faces, qui est l'écriture et ce que cette écriture produit en soi. 

Par dormoy
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 18:36

IMG_1041.JPGIMG 1042IMG 1043

marielle, emmanuelle, dominique

la fable de Daniil Harms : le duo se précise / semaine passée. le partage des répliques et des manipulations, la complicité et la relation au  public à qui elles racontent

identité : marielle dominique. bien tenir les postures celles qui nous échappent, ce n'est pas une pièce "naturaliste" i y a un décalage subtil à trouver pour chacun et dans leur relation. la grève de la faim annonce une échéance qui se rapproche.

suite des improvisations croisées avec l'objectif bien clair qui fait que la parole trace son chemin, pouvoir passer d'un sujet à un autre avec un changement d'espace, de forme, d'expressions, d'humeur, d'état, le lien entre ces différents tableaux se fera de lui même avec l'intelligence de l'acteur qui observe ces matières qui se déroulent et qui peut s'en servir, mais les liens se font à postériori ou pendant, pour ne pas préjuger de façon conventionnelle de la suite des tableaux. pour le moment je donne le signe des changements de tableaux. 

Par dormoy
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 21:06

Dominique, Marielle, Emmanuelle, Mélodie, Bernardo, Vanessa : le lâcher prise dans la préparation est une entrée en matière pour tous les textes, l'espace du tout est possible colore les textes à l'infini. cet espace doit être gardé en mémoire. il est espace intérieur qui peut jaillir à tout instant. Je demande de reprendre l'exercice de conte de la semaine dernière "dieu est en retard" en gardant dans un premier temps les soliloques, mais en les croisant, tout le monde étant présent sur le plateau à l'endroit qu'il choisit.  s'il y a parole adressée à l'autre, la réponse se fait en restant dans son monde.

la difficulté d'une "reprise" d'un travail improvisé est de garder la trame et les escales qui ont bien fonctionné, de filer vers son objectif (le tableau-énigme), de garder cette jubilation intérieure. Les histoires de chacun peuvent se greffer sur l'histoire de celui qui raconte le premier. 

ensuite on peut commencer des dialogues qui peuvent osciller entre le dialogue classique conventionnel et le dialogue absurde mais toujours à l 'écoute de l'autre, pour ensuite revenir aux soliloques.

chacun doit être prêt à parler à sortir ses mots sa pensée sa réflexion, tout cela en pression constante, il y a un désir de savoir, de dire. il y a aussi les déplacements dans l'espace, la gestion en groupe de l'espace, la conscience de la géométrie produite par la position des corps dans l'espace. on peut aussi changer de sujet pour mieux y revenir dès qu'on sent que quelque chose s'épuise. changement de sujet, de posture, de rythme.

cette matière à parole doit être entretenue d'une séance à l'autre, écrire et préparer la prochaine séance. 

 

travaux personnels : 

Bernardo et la lettre au père de Kafka : avec la feuille blanche, encore trop de déplacements et les phrases pensées pas encore bien en bouche. ne pas changer de position tant que celle-ci n'est pas épuisée. les moments les plus justes sont les moments posés, doux. on reprend le travail et dans une seule position travailler sur la matière du texte qui s'écoute bien mieux. Continuer.

 

Emmanuelle et Marielle prépare un petit théâtre d'objet à partir d'un texte de Daniil Harms, Marielle parle et Emma manipule. 

je les fais se rapprocher. essayer de se partager le texte et la manipulation mais avec un code précis de partage. A travailler pour le prochain cours.

Par dormoy
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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 14:50

Marielle, Emmanuelle, Mélodie, Dominique présents.

je décide, vu le nombre de personnes présentes dans ce troisième trimestre (plusieurs engagements professionnels : Pirrko en Allemagne, Catherine dans les pyrénées, Raphaele dans une école à Salon de Provence, Benoit à Paris et Bernardo très pris aussi par son travail) je décide d'annuler la séance publique du 14 Juin dans la salle du théâtre. j'ai attendu jusqu'au dernier moment pensant qu'on pouvait au moins présenter "identité" dans son intégralité. c'était un contrat de co-réalisation, avec une billeterie, de la com., je ne pouvais pas me permettre d'improviser à ce point. ce n'est pas de gaité de coeur que j'ai pris cette décision, je pensais que le challenge était excitant et possible. 

nous ouvrirons donc les ateliers du 21 et 28 juin de 10h à 13h à ceux qui le souhaitent.

nous travaillons aujourd'hui sur les contes inventés en début d'année (novembre 2009) à partir de 3 photos. 

Dominique commence : il parle de sa fonction de chômeur, qui l'amène à la piscine (il y a des horaires spécial chômeurs) et au Musée, ce qui nous amène à découvrir ce fameux cadre où Dieu doit apparaître à une heure précise, mais au moment où il doit apparaître la grande aiguille passe brusquement de moins le quart à et quart et Dieu n'apparaît pas. il y a aussi une pancarte où est écrit "Dieu est en retard". il y aurait à faire le lien entre la condition de chômeur du début et le "dieu est en retard de la fin" et à retrouver les motifs du tableau qui hypnotisent et peuvent faire basculer celui qui regarde dans un autre temps. pourquoi le groupe de japonais parle français ?

je demande aux autres d'improviser à partir de l'histoire de Dominique

Emmanuelle trouve petit à petit son récit les japonais qui parlaient français dans le récit de Dominique deviennent des personnages de cire

Mélodie : la riche bourgeoise s'est déguisée en chômeuse, va à la piscine se fait entraîner par un vrai chômeur qui l'emmène de la piscine au Musée par un couloir d'eau secret. découverte de l'autre monde, de l'autre coté du travail, il y a l'imaginaire.

Marielle : elle vend du vide dans des aquariums qui peuvent être exposés comme des oeuvres d'art, faire le lien avec le musée, le chomage, et Dieu est en retard.

on s'aperçoit qu'on peut construire une vraie écriture, ensemble, à partir d'un support très simple au départ : une photo et un conte inventé qui peut être ramifié par les autres contes qui en découlent. 

la prochaine étape c'est commencer à écrire sur papier, puis retrouver l'oralité de cette écriture.

 

Par dormoy
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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 15:14

tout petit groupe de 4 personnes aujourd'hui avec une 5ème qui filme : Emmanuelle, Mélodie, Pirrko, et Marielle plus tard. comment chauffer la machine à parler,  en même temps que le corps.

exercice : commencer seul, avec une parole improvisée et suivre le monde inventé par la parole, les autres participants entrent dans le jeu. Pirrko commence par un "d'accord" quelque peu répétitif puis parle de la chaise qu'elle pousse, le processus de frottement sur le sol, puis je pousse sur le plateau Emmanuelle assise sur une autre chaise, c'est Pirrko par sa voix qui m'ordonne de m'arrêter, et je reviens. ensuite l'ordre à Pirrko de revenir parmi nous et la résonnance de cet ordre qui lui fait penser à son pays natal, à l'avant scène elle recule petit à petit en continuant de parler de l'allemand. Emmanuelle de dos assise parle de ses peurs des allemands qui lui fait penser à la seconde guerre mondiale, les pas, les grands hommes blonds, les hurlements, Pirrko en même temps commence à parler en allemand sans répondre directement. puis entrée de Mélodie sur le thème de l'identité (texte de Watkins). Je demande plusieurs fois à Pirrko de changer de registre pour renouveler le coté clownesque, montré au public. Emmanuelle se fait entendre elle pourrait ensuite se déplacer en continuant son discours.

je demande ensuite de refaire l'improvisation le plus fidèlement possible, il y a ce qui s'écrit dans la première improvisation et ce qui s'expérimente dans la seconde comme re-présentation, savoir retrouver l'essence de ce qui a été trouvé.

quand je recentre sur "le bruit des os qui craquent" la première scène doit se raconter à trois en ré-improvisant le texte puisqu'il n'est pas su : il faut absolument savoir de quoi il est question, pour pouvoir improviser à sa manière avec tous les outils à sa disposition.

je demande à chacune de commencer à raconter l'histoire avec un angle qu'elles choisissent : 

Pirrko : une voisine de lit d'Elikia à l'hopital, qu'est -ce qui la fait parler et raconter cette histoire de la fuite de Joseph et d'Elikia

Mélodie : Elikia morte qui vient nous parler : déposant ses bottes devant elle. elle pourrait être vêtue de la chemise de nuit de l'infirmière. même question : pourquoi vient elle témoigner en tant que morte?

Emmanuelle : c'est joseph à l'école qui parle. si Elikia l'a sauvé pourquoi raconter cette fuite et surtout comment sous un angle particulier, le sien  : il a failli succomber plusieurs fois à ses désirs n'écoutant pas Elikia: quand il avait faim, quand il voulait rejoindre l'hélicoptère de l'armée etc...

en fait cette histoire peut se raconter par n'importe quel bout, sous n'importe quel angle mais il faut suivre la logique du chemin qui se trace.

      Marielle et le texte qu'elle vient d'écrire :

elle le lit une première fois, le style est intéressant, il  manque le début qui est passé un peu à la trappe alors que c'est une piste de lancement, il faut bien qu'on soit chargé de ce rêve pour passer à l'idée de l'éloge. Elle s'en débarrasse Elle doit s'en gorger.

plusieurs images me viennent : la grand mère couchée dans son cercueil, le pupitre de l'éloge, puis plus tard une grande table avec une grande nappe blanche, elle est assise au bout face public, autour de la table du vide ou des marionnettes attablées. 

Par dormoy
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 19:05

dommage de ne pouvoir commencer ensemble cette préparation, des retards en grappes, l'énergie du groupe est plus difficile à créer. je demande de bien observer l'échauffement de la machine qu'est le corps, le texte doit surgir naturellement dans les sons produits, ainsi il participe à la préparation. pour chacun un certain nombre de textes sont là prêts à s'échapper dans ce chaos qu'est le corps désarticulé dans l'espace. petit à petit l'acteur doit mettre sa machine en état de marche assez vite avec tous les outils dont il dispose : étirements, points d'appui, sons, pulsions, ruptures, postures, verticalité. il observe cette machine à laquelle il peut donner des ordres en fonction de l'état d'avancement de la préparation au sol. c'est l'autonomie à tester chaque jour chez soi si petit que soit l'espace disponible.
je laisse se poursuivre la préparation pour voir si quelque chose sort de lui-même. il y a une lassitude par rapport à la méthode de travail sur le texte du bruit des os qui craquent. on discute. je fais le point sur la question de tourner autour du texte : improvisation sur l'identité de chacun, avoir la trame de chaque scène, pouvoir commencer seul dans l'espace vide à raconter : le geste qui nous échappe devient le gestus à partir duquel la théâtralité peut se construire, la rage de l'enfant c'est la rage de l'acteur qui se doit d'être sur le plateau pour faire sortir ses démons, le conteur doit avoir cette assise, cette présence dans toute son humanité. tourner autour du texte c'est une fondation nécessaire pour aborder le texte aujourd'hui tel qu'il est écrit et chronologiquement. Je donne des outils sur comment travailler. mais chacun doit creuser son chemin d'une semaine à l'autre avec pugnacité. 
bien sur, nous ne serons jamais sur scène ces enfants soldats, mais donner à entendre le texte avec les corps d'enfants adultes que nous sommes, c'est questionner le monde. le theâtre n'a rien à voir avec les images de la réalité mais donner à sentir cette tragédie par des corps qui se mettent en jeu et racontent c'est notre travail. Ne pas juger, s'investir et ne rien attendre de l'autre, c'est l'autonomie, proposer dans tous les sens du terme et dans le plaisir. la nécessité doit devenir de ce plaisir de chercher.
je demande à chacun de prendre 5 mn et d'imaginer une théâtralité pour la première scène de la pièce.

Marielle propose deux chaises l'une en face de l'autre, les spectateurs sont assis par terre entre et autour d'eux, Elikia et Joseph quand ils racontent nous parlent quand ils jouent se font face et investissent les répliques, on peut imaginer qu'il puissent investir d'autres parties de l'espace pendant la scène.

Mélodie imagine deux conteurs Elikia à jardin et Joseph à cour, en avant scène, et les événements scèniques en profondeur : les protagonistes et le camp avec des images plus ou moins arrêtées pour ne pas illustrer trop les paroles des conteurs.

Catherine met un paravent au centre du plateau, elle choisit un seul conteur mais on passe vite à deux, car il faut différencier Elikia et Joseph, cette fois ils sont tous les deux à jardin, ils se répartissent les didascalies, annoncent les personnages qui sortent du paravent. ils annoncent la scène 1 la fuite : le camp apparaît avec les acteurs Elikia et Joseph à terre, les conteurs peuvent se déplacer en parlant, éventuellement devenir l'un ou l'autre des protagonistes. Echange entre conteur et acteur.

Pirrko propose que le public se mette au milieu de la scène, les acteurs conteurs autour, à l'annonce de la première réplique d'Elikia, tous les acteurs se jettent au sol autour du public, le texte est réparti entre tous de façon arbitraire, c'est en fermant les yeux que je réalise que ce début pourrait se jouer dans le noir total avec ces chuchotements, mais si je pense à la salle de théâtre cela me semble impossible alors quelqu'un me dit qu'on pourrait commencer dans les gradins plutôt que de mettre les gens sur la scène. c'est judicieux, l'arrivée sur le bord du plateau pourrait se faire quand Elikia dépose Joseph avant d'aller effacer les traces.
ainsi une idée même si elle n'est pas immédiatement percutante peut amener à trouver la bonne. et surtout l'idée venant de vous l'atelier devient ce qu'il doit être un endroit où chacun cherche et propose.

Dominique et l'insensé : l'homme se fait plaisir, je fais refaire la scène en intégrant le public dans l'histoire, ne pas nous quitter des yeux, aller moins vite dans le texte qu'on puisse en profiter c'est quand même Nietzsche qui écrit. trouver la voix du narrateur plus posé dans le corps, trouver le moment d'éteindre la lampe, être encore plus dans le chant religieux et chercher les éventuelles traces de dieu avec la lampe, le passage de cet homme est court il doit nous laisser en réflexion entre rire et pensée...

nous nous revoyons le 12 avril, apprenez le maximum de textes, avancez sur identité en doublant les distributions, sur le bruit des os avec des propositions sur les scène 1 et 2 fuite et rivière et plus si possible, les projets personnels écritures en cours, écritures orales à exploiter.Ce que nous présenterons le 14 juin dépendra de l'avancée des travaux, il y aura de toute façon aussi une part d'improvisation qui à un moment donné sera annoncée comme telle. 
Bon travail et joyeuses Pâques


 

Par dormoy
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 21:27
présents : dominique, marielle, emmanuelle, mélodie, catherine, pirkko,
l faut bien une heure une heure trente pour trouver une vraie dynamique de groupe et pouvoir raconter et jouer ensemble, chacun ayant cette capacité de commencer, poursuivre, changer de registre (du conteur au protagoniste), passer dans un autre espace, une autre situation, changer de personnage. pour cela il faut des outils : le récit et tous les éléments qui peuvent s'y rapporter, soif du détails, de l'argument, de preuves documentaires etc... ainsi le plateau ne s'épuise pas.
comme exercice, je demande à chacun de commencer seul dans l'espace vide, laisser le temps de l'invention puis venir poursuivre, nourrir, contrecarrer, en intégrant ce qui a été dit. profiter de ce qui nous échappe : le frottement des pieds sur le sol (catherine), le commentaires rapides de Dominique sans penser aux mots qui sortent, il y a déferlement, partir d'identité et trouver le lien avec le bruit des os qui craquent (mélodie assise par terre au fond et se touchant la jambe), partir d'un témoignage de Madame X abonnée à Amnistie internationnale pour 5€ par mois, qui découvre les séche-cheveux siemens et qui se pose des questions sur ses possibilités d'agir sur les horreurs de ce monde (pirrko), enfin ne pas hésiter à revenir à l'espace vide ou rester immobile dans le silence face public.
chacun doit être aux aguets comme la panthère prêt à se lancer sur sa proie.

emmanuelle nous présente son travail : la seconde partie. il faut tout remettre à plat c'est à dire se permettre tout et tout le contraire, le texte est déjà mécanisé avec des états rythmes pour chaque portion de texte alors qu'il faut explorer pour trouver la pertinence et l'impertinence, éviter le côté scolaire. élargir voix et gestes. et en effet le timbre change, l'articulation poussée à l'extrême amène de l'inconnu. l'indépendance texte et mouvement provoque des rencontres heureuses qui font sens mais pas à l'endroit où on pouvait s'y attendre. ne pas s'arrêter quand le texte s'arrête etc....au bout d'un certain temps le regard d'émmanuelle change avec le timbre de sa voix. il faut profiter de chaque proposition physique, ne pas changer constamment, l'exploiter comme un nouveau terrain, une mine.

marielle et dominique dans "identité" scène 4, en principe cette scène se joue avec Bernardo mais étant absent, dominique le remplace texte en main. les paroles doivent être clairement données à entendre, cette pièce ne souffre pas une intimité sonore. la géométrie des corps doit être précise dans l'espace. au début sur la même latérale tous deux face au même mur l'un derrière l'autre et distant l'un de l'autre puis marielle se retournera, ira vers lui, lui passera de l'autre côté (il ne veux pas entendre) puis il ira  dans un coin au fond jardin. marielle suit bien le développement de son raisonnement et le donne à entendre. 
cette pièce sera jouée par trois couples dans le même espace avec les mêmes éléments accessoires et il y a cette même façon de parler qui va les réunir. 

penser à la théâtralité d'une scène du "bruit des os..." avec le texte tel qu'il est ecrit.IMG_0563.JPG 
Par dormoy
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