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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 21:27
présents : dominique, marielle, emmanuelle, mélodie, catherine, pirkko,
l faut bien une heure une heure trente pour trouver une vraie dynamique de groupe et pouvoir raconter et jouer ensemble, chacun ayant cette capacité de commencer, poursuivre, changer de registre (du conteur au protagoniste), passer dans un autre espace, une autre situation, changer de personnage. pour cela il faut des outils : le récit et tous les éléments qui peuvent s'y rapporter, soif du détails, de l'argument, de preuves documentaires etc... ainsi le plateau ne s'épuise pas.
comme exercice, je demande à chacun de commencer seul dans l'espace vide, laisser le temps de l'invention puis venir poursuivre, nourrir, contrecarrer, en intégrant ce qui a été dit. profiter de ce qui nous échappe : le frottement des pieds sur le sol (catherine), le commentaires rapides de Dominique sans penser aux mots qui sortent, il y a déferlement, partir d'identité et trouver le lien avec le bruit des os qui craquent (mélodie assise par terre au fond et se touchant la jambe), partir d'un témoignage de Madame X abonnée à Amnistie internationnale pour 5€ par mois, qui découvre les séche-cheveux siemens et qui se pose des questions sur ses possibilités d'agir sur les horreurs de ce monde (pirrko), enfin ne pas hésiter à revenir à l'espace vide ou rester immobile dans le silence face public.
chacun doit être aux aguets comme la panthère prêt à se lancer sur sa proie.

emmanuelle nous présente son travail : la seconde partie. il faut tout remettre à plat c'est à dire se permettre tout et tout le contraire, le texte est déjà mécanisé avec des états rythmes pour chaque portion de texte alors qu'il faut explorer pour trouver la pertinence et l'impertinence, éviter le côté scolaire. élargir voix et gestes. et en effet le timbre change, l'articulation poussée à l'extrême amène de l'inconnu. l'indépendance texte et mouvement provoque des rencontres heureuses qui font sens mais pas à l'endroit où on pouvait s'y attendre. ne pas s'arrêter quand le texte s'arrête etc....au bout d'un certain temps le regard d'émmanuelle change avec le timbre de sa voix. il faut profiter de chaque proposition physique, ne pas changer constamment, l'exploiter comme un nouveau terrain, une mine.

marielle et dominique dans "identité" scène 4, en principe cette scène se joue avec Bernardo mais étant absent, dominique le remplace texte en main. les paroles doivent être clairement données à entendre, cette pièce ne souffre pas une intimité sonore. la géométrie des corps doit être précise dans l'espace. au début sur la même latérale tous deux face au même mur l'un derrière l'autre et distant l'un de l'autre puis marielle se retournera, ira vers lui, lui passera de l'autre côté (il ne veux pas entendre) puis il ira  dans un coin au fond jardin. marielle suit bien le développement de son raisonnement et le donne à entendre. 
cette pièce sera jouée par trois couples dans le même espace avec les mêmes éléments accessoires et il y a cette même façon de parler qui va les réunir. 

penser à la théâtralité d'une scène du "bruit des os..." avec le texte tel qu'il est ecrit.IMG_0563.JPG 
Par dormoy
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